La confiance en soi
La confiance en soi



Vaste thème... un sujet qui interpelle toujours car il semble tous nous concerner.
Lorsque nous manquons de confiance, nous pouvons avoir l’impression d’être bloqués dans ce que nous voudrions entreprendre, parfois paralysés par le regard de l’autre ou par notre propre regard.
Bien souvent, notre niveau de confiance prend racine dans notre enfance, il est lié à notre éducation et varie au gré des évenements de notre vie.
Lorsque nous en avons suffisament, nous nous sentons libres et d’une manière générale, plus heureux.
Je tenterai de vous donner quelques idées sur ce sujet, nourries de mes lectures et de mon experience de formatrice auprès de différents publics.
Tentative de définition
Qu’est-ce que la confiance en soi ?
La confiance en soi pourrait se décliner en trois parties :
- La confiance en ce que je suis :
On pourrait aussi parler « d’estime de soi » .
Il s’agit là de comprendre, quelle image ai-je de moi ? Cette image me plaît-elle ou pas ?
- La confiance en ce que je veux :
Pas evident de faire des choix, de comprendre ce que l’on veut vraiment. Cela demande d’être à l’écoute de soi, de ses besoins (etc.) et pour cela faire taire un moment les désirs et les besoins des autres.
On pourrait parler aussi « d’affirmation de soi ».
- La confiance en ce que je peux :
Quelle idée ai-je de mes capacités, de mes compétences personnelles ?
Suis je capable de réaliser telle ou telle chose ?
Trop ou pas assez de confiance en moi ?
La confiance en ce que je suis, ou l’estime de soi, est essentielle. Elle est la base des deux autres types de confiance. Elle peut être basse ou haute.
Vous entendez ce type de confiance dans des phrases telles que « j’suis vraiment qu’un nul » ou bien « j’suis le meilleur, et je vaux bien mieux que les autres ».
Lorsque cette estime fondamentale en soi est trop basse, nos relations aux autres en souffrent. La peur du regard de l’autre est très présente « et si on ne m’aimait plus ? », alors on dit toujours oui, alors qu’on voudrait dire non. Epuisant…
Un conseil que je propose à certains de mes clients : répétez 1 fois devant la glace chaque matin « Je suis quelqu’un de bien
, indépendemment de mes actes et de mes limites ».
Au début, ils n’y croient pas, puis petit à petit ils l’acceptent. Puis je leur propose d’ajouter « l’autre est également quelqu’un de bien, ni plus que moi, ni moins que moi ».
Un autre conseil est de faire intervenir le regard de l’autre en demandant à des personnes proches et de confiance, famille, amis, collègues, trois qualités et un défaut qu’ils vous reconnaissent. Les réponses sont parfois surprenantes car on ne se voit pas toujours comme les autres nous voient...
Il est important de préciser qu’une trop grande confiance en soi peut être à terme aussi pénalisante qu’une confiance trop faible.
Une personne trop sûre d’elle, qui ne prendrait jamais en considération l’avis des autres, outre le fait qu’elle risque de se faire mal percevoir pas son entourage, se mettrait au risque de transformer la réalité pour ne pas admettre qu’elle s’est trompée en cas d’echec par exemple. Ce sera alors toujours la faute de l’autre ou des circonstances. Epuisant aussi de devoir jouer en permanence à ce jeu pour préserver son estime personnelle intact.
Ces exemples sont un peu « extrêmes », et nous nous situons bien souvent entre les deux.
Rappelez vous cependant que la modestie est considérée dans nos sociétés comme une vertu.
La légende dit que dans la Rome antique, une phrase était répétée par un esclave au général romain lors de la cérémonie du triomphe dans les rues de Rome. Debout derrière le général victorieux, un serviteur devait lui rappeler que, malgré son succès d’aujourd’hui, le lendemain était un autre jour. Le serviteur le faisait en répétant au général qu’il devait se souvenir qu’il était mortel, c’est-à-dire « Memento mori ». Il est pourtant plus probable que le serviteur disait « Respice post te ! Hominem te esse memento ! » « Regarde autour de toi, et souviens toi que tu n’es qu’un homme ! »

