Et si on allégeait notre stress ?

Bien que natu­rel, le stress mal maîtrisé peut être néfaste pour la santé morale et phy­si­que. Difficile à trai­ter car rabâché, ce sujet touche néanmoins à des aspects pro­fonds de nos vies. Formée en énergétique chi­noise, réflexo­lo­gie plan­taire et relaxa­tion, Sabine Thomasset nous livre conseils et exer­ci­ces concrets pour deve­nir de "bons stressés".

« Avez-vous observé que les per­son­nes à fort poten­tiel énergétique - qui font la fête sou­vent, dor­ment peu - meu­rent plutôt jeunes alors que les per­son­nes moins en forme phy­si­que­ment - sou­vent fatiguées et qui ont besoin de beau­coup de som­meil - vivent cen­te­nai­res ? ». Cette remar­que d’un pro­fes­seur de médecine chi­noise sous-tend l’idée de renou­ve­ler son énergie et de s’écono­mi­ser. Une notion familière aux orien­taux, moins aux occi­den­taux. « Nous ne sommes pas égaux face au stress mais nous pou­vons cor­ri­ger cette inégalité de départ ! » par­tage avec sou­la­ge­ment Sabine qui ne se considère pas comme étant « la cham­pionne de l’anti-stress », et d’ailleurs plutôt « inquiète de nature ». Un aspect de sa vie qui l’a poussée à tra­vailler sa ges­tion du stress et à aider les autres à faire de même.

Sabine Thomasset tra­vaille en R & D dans l’indus­trie phar­ma­ceu­ti­que. Poussée par le désir de soi­gner sa famille par des moyens plus natu­rels, elle se lance dans l’appren­tis­sage des mas­sa­ges énergétiques chi­nois. Puis se forme en réflexo­lo­gie plan­taire et la pra­ti­que auprès de per­son­nes âgées en fin de vie. Elle appro­fon­dit la sophro­lo­gie, les Fleurs de Bach et suit une for­ma­tion pour donner des conseils en pro­duits natu­rels. A tra­vers cet arti­cle, elle nous accom­pa­gne dans une meilleure ges­tion du stress, élément très présent dans notre société moderne, ayant sou­vent un impact négatif sur nos corps et nos âmes.

Définition du stress

Selon l’étymo­lo­gie, le mot stress vient du vieux français « estrece » ce qui veut dire « étroi­tesse, oppres­sion ». Autrefois, le stress était posi­tif car il per­met­tait d’aug­men­ter le rythme car­dia­que, et ainsi, de fuir la bête sau­vage ou de l’assom­mer. Aujourd’hui, il s’agit de ce même stress lors­que nous évitons une voi­ture qui nous fonce dessus par exem­ple. Ce stress-là est sain car il permet notre survie. Le problème est que ce stress, nor­ma­le­ment de courte durée, s’est ins­tallé dans le temps et pro­vo­que un épui­se­ment chez les per­son­nes qui ne savent pas le contrôler. Précisons tou­te­fois que le stress n’est pas une mala­die. « C’est une force qui nous pousse à nous adap­ter. Si nous sommes capa­bles de nous adap­ter, il dis­paraît ; sinon, il per­siste », expli­que Sabine.

Plusieurs réponses sont pos­si­bles face au stress :

  • La réponse saine, innée et auto­ma­ti­que qui vient suite à un combat. Le retour à l’équi­li­bre est rapide ainsi que la récupération phy­si­que.

  • La réponse désor­donnée. L’épui­se­ment et le désordre psy­cho­lo­gi­que se met­tent en place avec une mobi­li­sa­tion cons­tante de l’orga­nisme et une ten­sion per­ma­nente.

  • La réponse saine et acquise qui consiste à pren­dre cons­cience de nos ten­sions, nos pensées et nos com­por­te­ments et d’appli­quer les exer­ci­ces de sophro­lo­gie ou de relaxa­tion qui per­met­tent de retrou­ver un équi­li­bre.

Identifier et agir sur les fac­teurs de stress pour les mini­mi­ser est l’objec­tif de Sabine. Pour cela elle nous rap­pelle quel­ques règles de vie et développe des outils pra­ti­ques pour être au mieux de sa forme.
 

APPRENDRE À GÉRER SON STRESS

Pour cela, il existe moult solu­tions. En voici quel­ques unes. 

1- Etre vigilant à son hygiène et mode de vie

  • Avoir un sommeil réparateur
  • Faire des pauses régulières dans la journée
  • Manger équilibré
  • Pratiquer un sport (marche rapide, jogging, vélo, piscine...)
  • Prendre son temps pour faire les choses et les faire en conscience
  • Savoir attendre, ne pas vouloir tout, tout de suite
  • Pratiquer une activité artistique (danse, peinture, musique...)
  • Retrouver le contact avec la nature
  • Imiter les enfants ! Les enfants sont moins stressés que les adultes car ils sentent leurs besoins physiologiques plus vite que nous. Ils sont plus en fusion avec leur corps.
  • Rire (de soi), sourire et faire preuve d’humour
  • Activer son réseau social pour partager. La parole joue ici un rôle important. Trouver un groupe ou une personne de confiance capable de nous écouter en profondeur s’avère fort utile.
 
  
© Florent Maps

2 - Pratiquer des méthodes de relaxation

Maîtriser sa res­pi­ra­tion : un exem­ple appli­ca­ble sur le champ

La res­pi­ra­tion est le seul mécanisme bio­lo­gi­que qui soit à la fois auto­ma­ti­que et volon­taire. Le stress fait s’accélérer la res­pi­ra­tion et la rend super­fi­cielle ; par contre, lorsqu’on la ralen­tit cons­ciem­ment et qu’on la rend plus pro­fonde, tout le métabo­lisme en bénéficie. Voici deux exer­ci­ces pour maîtriser sa res­pi­ra­tion et donc dimi­nuer son stress.

Le mou­ve­ment de rota­tion tête-coup-nuque

Le but de cet exer­cice est d’améliorer la cir­cu­la­tion cérébrale. Il permet d’offrir un mas­sage à son cer­veau, et de relâcher les ten­sions du coup, de la nuque et des cer­vi­ca­les.

En posi­tion assise, expi­rez len­te­ment en rame­nant votre menton vers votre poi­trine (faire oui de la tête) puis ins­pi­rez en rele­vant la tête. Faire ensuite ce même mou­ve­ment de droite à gauche : ins­pi­rez len­te­ment en tour­nant la tête vers la droite puis expi­rez en la tour­nant vers la gauche. Enfin, passez au mou­ve­ment cir­cu­laire avec la tête : expi­rez lors­que votre tête est en avant ; ins­pi­rez lors­que votre tête est en arrière. En fai­sant l’exer­cice, essayez de pren­dre plei­ne­ment cons­cience de ce qui se passe.

La res­pi­ra­tion étagée

Le but de cet exer­cice est de faire cir­cu­ler l’oxygène dans le corps en pre­nant cons­cience des trois étages res­pi­ra­toi­res : l’abdo­men, la poi­trine et les épaules. L’exer­cice peut se faire en posi­tion allongée, assise ou debout.

Dans un pre­mier temps, expi­rez à fond par la bouche pour vider les pou­mons. Puis, ins­pi­rez par le nez en gon­flant l’abdo­men, la poi­trine et les épaules. Bloquez la res­pi­ra­tion pour avoir la sen­sa­tion d’être comme un ballon gonflé à bloc. Dans un second temps, expi­rez len­te­ment en vidant les épaules, la poi­trine et l’abdo­men. Faire cet exer­cice plu­sieurs fois de suite. Tout en le fai­sant, vous pouvez ajou­ter la visua­li­sa­tion sui­vante : quand vous ins­pi­rez, pensez aux solu­tions. Vous ins­pi­rez une poudre d’or qui vous nappe tout le corps. Et quand vous expi­rez, pensez à évacuer les problèmes. Vous expi­rez la fumée noire de toutes vos pensées négati­ves.

La res­pi­ra­tion cons­ciente

Issue de la méthode Vittoz, la res­pi­ra­tion dite cons­ciente est aussi très effi­cace. Cela consiste à res­pi­rer une dizaine de fois en ne pen­sant à rien d’autre qu’à sa res­pi­ra­tion : en sen­tant le mou­ve­ment de son ventre, l’air qui rentre et qui res­sort, etc.

3 – Adopter de meilleures attitudes comportementales et relationnelles

  • Exprimer, verbaliser et accepter nos émotions
  • Agir pour transformer la pression intérieure en mouvement, en action (faire bouger ses membres en jardinant ou cuisinant par exemple)
  • Savoir dire non pour apprendre à se dire oui
  • Reconnaître ses limites et rester indulgent envers soi-même

La ges­tion du stress englobe tout l’envi­ron­ne­ment de vie. Elle peut aller de l’orga­ni­sa­tion, à la rela­tion à l’autre en pas­sant par sa manière de manger. Il n’est pas simple de vivre sans ten­sion notam­ment en Europe où l’éduca­tion est sur­tout cérébrale. « Nous appre­nons à maîtriser les choses, à cher­cher des solu­tions aux problèmes, à res­pec­ter un rythme prédéfini et normé, mais pas à maîtriser nos ins­tincts et à nous res­sour­cer », remar­que Sabine. Dans ces condi­tions, com­ment com­pren­dre ses pro­pres besoins cor­po­rels et psy­cho­lo­gi­ques pour se protéger et garder son énergie ?


ÉLÉMENTS CONCRETS POUR DEVENIR UN BON STRESSÉ 

  • Revoir son orga­ni­sa­tion pour ne pas se rajou­ter du stress inu­tile (aller au tra­vail à pied plutôt qu’en voi­ture, éviter les contrain­tes de temps, renon­cer à notre per­fec­tion­nisme).

  • Eviter de repor­ter son stress sur les autres car, en général, ils nous le ren­dent bien !

  • Prendre des oligo-éléments en par­ti­cu­lier du magnésium. Une per­sonne sur deux manque de magnésium ! Cela peut se tra­duire par des ten­sions mus­cu­lai­res, notam­ment au niveau de la mâchoire, une grande fati­gue, des problèmes hor­mo­naux...

  • Prendre de la vita­mine B com­prise notam­ment dans le germe de blé, la levure de bière et le pain com­plet.

  • Prendre de la vitamine C ! En cas de stress, on ne pense pas à prendre de la vitamine C. Or, c’est un élément important qui peut aider les personnes, en particulier celles qui prennent du poids à cause de leurs tensions.
     
  • Vivre l’instant présent
 
Vivre l’instant présent est important car il nous évite toute préoccupation, soit de regret ou de ressassement du passé, soit d’inquiétude face à l’avenir. Ne pas s’occuper du passé, ni de l’avenir nous permet d’être plus serein dans le moment présent.
La méditation également a des effets positifs observables sur l’état de stress. Elle consiste à entraîner son esprit afin de le libérer des pensées stressantes ou nuisibles.
 
 
  • Stimuler nos cinq sens

    « Il n’y a pas mieux que le regard et le toucher pour savoir où on en est. » Tahar Ben Jelloun dans L’Auberge des pauvres.

    Les sens sont les instruments de la perception, c’est-à-dire le lien qui relie notre organisme au monde extérieur et lui permet de reconnaître les informations qui pourraient lui être utiles. Sans eux, on ne ressentirait rien. Ils nous apportent du plaisir et du bien-être et nous avertissent des dangers. Naviguer au milieu de nos cinq sens est un bon moyen de se déstresser. 
  1. L’ouïe. Les oreilles sont reliées à l’émotion de la peur. On peut se faire du bien par l’écoute, le dia­lo­gue, la musi­que.

  1. L’odorat. Le nez est relié à l’émotion de la pensée. Sentir les odeurs de la cam­pa­gne, le parfum des fleurs peut faire remon­ter en nous d’agréables sou­ve­nirs. Sentir l’odeur des plats lors de la prépara­tion du repas déclen­che la salive et l’envie de manger.

  2. La vue. Les yeux sont liés à l’émotion de la colère. Regarder un bon film, de belles images, la nature peut nous apai­ser rapi­de­ment.

  3. Le goût. La langue est liée à l’émotion de la joie. En effet, quel plai­sir de manger un bon plat et de goûter le des­sert de son voisin !

  4. Le tou­cher. La peau est reliée à l’émotion de la tris­tesse. Trois types de sen­sa­tions sont liées au tou­cher : les sen­sa­tions tac­ti­les (tex­tu­res, poids, dimen­sion des objets...), émotion­nel­les (dou­leur, sen­sua­lité), et ther­mi­ques (chaud, froid). C’est un sens très puis­sant, pro­ba­ble­ment celui le plus indis­pen­sa­ble à la survie de l’être humain. Il est le seul que l’on ne perd pas au cours de sa vie (sauf en cas de para­ly­sie). Les mas­sa­ges, le contact phy­si­que, la sexua­lité auront une place impor­tante.

  • Les huiles essen­tiel­les

    Les huiles essen­tiel­les appor­tent beau­coup pour apai­ser les per­son­nes stressées, ner­veu­ses ou anxieu­ses. Elles ont l’avan­tage d’agir ins­tan­tanément.

    En cas de stress, vous pouvez pendre par voie externe l’huile essen­tielle de Petit grain Bigaradier, de mar­jo­laine et/ou de man­da­rine. Mettre UNE seule goutte (de chaque huile) sur la face interne des deux poi­gnets et sur le plexus solaire, mélangée à une huile végétale (comme l’huile d’amande douce). Répétez l’opération trois fois par jour. Vous pouvez aussi appro­cher vos mains vers votre visage pour res­pi­rer ce mélange.

    Lorsqu’une échéance se prépare et qu’elle vous stresse (exa­mens, inter­ven­tion en public...), prenez de l’huile essen­tielle de lau­rier noble et/ou de la mar­jo­laine. Soit 2 ou 3 fois dans la journée, soit 30 minu­tes avant l’échéance. Mettre UNE seule goutte sur un com­primé neutre (vendu en phar­ma­cie) ou bien la mélanger à une cuillère de miel ou d’huile végétale.

    Attention, ne jamais pren­dre d’huile essen­tielle pure par voie interne ou externe !

    Pour aller plus loin sur le sujet, voir l’arti­cle L’aro­mathérapie et le stress de Dominique Baudoux. Pharmacie belge et déten­teur d’un doc­to­rat en toxi­co­lo­gie, Dominique Baudoux est considéré comme un expert dans le domaine des huiles essen­tiel­les. De lui égale­ment, vous pouvez lire L’aro­mathérapie. Se soi­gner par les huiles essen­tiel­les. 

  • Les Fleurs de Bach

    « Tant que l’Ame, le corps et l’esprit sont en har­mo­nie, rien ne peut nous affec­ter. » Dr Edward Bach

    Ne pas oublier les Fleurs de Bach pour pal­lier au stress et cor­ri­ger les émotions (sen­sa­tion d’être sub­mergé, pho­bies, fati­gue...) Les 38 essen­ces Fleurs de Bach cor­res­pon­dent aux 38 formes de com­por­te­ments que le doc­teur Edward Bach (1886-1936) iden­ti­fia comme les sour­ces majeu­res de notre mal-être. Elles ren­trent dans la cor­rec­tion de 7 émotions dont celles de la peur, l’angoisse, la colère.

    En par­ti­cu­lier, le Rescue Remedy© est un médica­ment tota­le­ment natu­rel destiné à sou­la­ger les états de stress. Il est présenté comme "un kit de première urgence émotion­nelle", que l’on peut uti­li­ser pour sou­la­ger l’anxiété chro­ni­que, com­bat­tre la ner­vo­sité ou rame­ner le calme après un événement trau­ma­ti­sant. 

    Pour aller plus loin sur le sujet, n’hésitez pas à visi­ter les sites sui­vants :
    http://www.conseil­fleurs­de­bach.fr/
     
    http://www.fleurs­de­bach.fr/ 

  
 © Florent Maps

Conclusion

Sabine conclut avec ces mots : « Tout ce que nous avons, c’est la nature qui nous l’offre. Et bien que nos ryth­mes de vie contre-nature ne soient pas tou­jours faci­les à ralen­tir, il existe des moyens concrets pour se préserver du mau­vais stress. Alors, pour­quoi s’en priver ? Mais cela reste des aides ponc­tuel­les qui ne sau­raient se passer d’une connais­sance de soi, outil indis­pen­sa­ble pour appren­dre à maîtriser son stress en pro­fon­deur et sur le long terme. Et si la situa­tion devient insou­te­na­ble et l’adap­ta­tion dif­fi­cile voire impos­si­ble, il est peut être sage de penser à « chan­ger de pièce ». 

Pour aller plus loin avec Sabine Thomasset : 06 88 95 25 61 ; sabine.tho­mas­set@­free.fr
Energétique chi­noise, réflexo­lo­gie plan­taire et relaxa­tion

Pour aller plus loin, vous trou­ve­rez un dos­sier appro­fondi sur le thème Le stress et de l’anxiété .
 

 

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