Comment avoir des relations épanouies ?

Enrichir nos rela­tions aux autres est aussi une manière de s’épanouir per­son­nel­le­ment. C’est ce qu’à décou­vert Gary Chapman en obser­vant le com­por­te­ment de per­son­nes phi­lan­thro­pes et en décryp­tant leurs spé­ci­fi­ci­tés.

Qu’est-ce qu’une vie réussie ?

C’est la question que pose Gary Chapman dans son nouvel ouvrage intitulé "Aimer, un mode de vie. Les qualités à cultiver pour transformer ses relations."
Rendu célèbre par son best-seller "Les Langages de l’amour", cet auteur est conseiller conjugal et conférencier américain. Pour lui, réussir sa vie c’est « laisser son petit coin de monde dans un meilleur état à son départ qu’à son arrivée en enrichissant la vie d’autrui par la qualité de nos relations ». D’ailleurs, qui ne souhaite pas entretenir les meilleures relations possibles avec les personnes qu’il côtoie au quotidien ? Pour nous y aider, Chapman développe dans un langage concret et accessible les sept traits indissociables et caractéristiques d’une personne « aimante » et épanouie :
  
  • La bonté
  • La patience
  • Le pardon
  • L’humilité
  • La courtoisie
  • La générosité
  • L’honnêteté

Ces sept vertus ne sont pas de vagues sentiments ni de bonnes intentions. Elles sont fondamentales, pratiques, se traduisent dans la vie de tous les jours et s’exercent d’abord sur les petites choses. Ce sont des habitudes à cultiver qui vont souvent à l’encontre de la culture ambiante et demandent de fournir des efforts. Ces qualités sont la clé de relations humaines épanouies aussi bien conjugales, familiales, professionnelles que sociales.

Dans cet article, nous avons choisi d’en développer quatre en vous proposant, si vous souhaitez aller plus loin, quelques témoignages, idées pratiques, habitudes à acquérir et même exercices d’application.

La bonté

Découvrir le bonheur de faire passer l’autre avant soi-même

La bonté consiste à prêter attention à autrui, à reconnaître ses besoins et sa valeur, à se mettre à son service même si cela exige un sacrifice (de temps ou d’argent par exemple). Petits ou grands, les actes de bonté disent : « Vous êtes une personne estimable ». Ils font appel à notre savoir et savoir-faire pour répondre aux besoins des personnes autour de nous.

La bonté en actes

Voici quel­ques exem­ples sur la manière dont les gens ont fait preuve de bonté :
 

  • Nicolas glisse tou­jours un mot d’encou­ra­ge­ment dans l’attaché-case de sa femme lorsqu’elle est en voyage d’affai­res.

  • Christèle a orga­nisé une fête pour l’anni­ver­saire du concierge de l’entre­prise.

  • Lorsque Claudine arriva un matin au bureau, elle s’aperçut que son assis­tante lui avait ins­tallé un radia­teur élec­tri­que car elle s’était rendu compte qu’il fai­sait froid dans la pièce.

  • Avant l’arrivée de la belle-mère de Colette, venue faire la connais­sance de son nou­veau petit-fils, un groupe d’amies de Colette a débarqué chez elle avec des balais, des balais-bros­ses et des aspi­ra­teurs et a passé l’après-midi à net­toyer la maison.

La bonté en paroles

Remplacer nos paro­les ina­mi­ca­les par des paro­les gen­tilles est égale­ment un défi qui nous est lancé. A leur place, nous pou­vons pro­non­cer :
 

  • des paro­les posi­ti­ves. Par exem­ple, le père qui, exaspéré dit à son fils : « D’accord, tu peux sortir. Disparais de ma vue ! », a pris une décision posi­tive mais il l’a exprimée sans bonté. L’ado­les­cent sort en se sen­tant repoussé par son père. Un père aimant aurait dit : « D’accord, tu peux sortir. J’espère que tu pas­se­ras du bon temps. Tu sais que je t’aime ; alors, sois pru­dent. » Le timbre de sa voix et l’aspect de son visage sont aussi impor­tants que ses paro­les.

  • des paro­les valo­ri­san­tes qui met­tent en valeur ce que les gens sont et ce qu’ils font.

  • des paro­les encou­ra­gean­tes qui voient le meilleur dans l’être humain et le sou­li­gnent.

  • des paro­les véridi­ques qui met­tent les gens en face de leur res­pon­sa­bi­lités lorsqu’ils adop­tent un com­por­te­ment des­truc­teur.

  • des paro­les aima­bles en remplaçant par exem­ple les propos amers par des paro­les douces.

La bonté et ses effets bénéfiques

Plusieurs études scien­ti­fi­ques ont montré que le fait d’agir avec bonté a des effets bénéfiques sur la santé phy­si­que et men­tale.
 

  • les actes bien­veillants libèrent les analgésiques natu­rels du corps, comme l’endor­phine,

  • le sen­ti­ment d’eupho­rie et de paix qui accom­pa­gne un acte de bonté est si cou­rant qu’il agit pres­que comme une drogue,

  • l’aide apportée à une per­sonne peut atténuer les effets d’une mala­die ou autres trou­bles cor­po­rels,

  • il a été prouvé que les actes bien­veillants ont contré les sen­ti­ments de dépres­sion, d’hos­ti­lité et d’iso­le­ment et dimi­nuent les trou­bles liés au stress,

  • les bien­faits sur la santé et le sen­ti­ment d’apai­se­ment consécutifs à une action aima­ble revien­nent pen­dant des heures et des jours après l’événement, chaque fois que la per­sonne se sou­vient de ce qu’elle a fait de bien.

 
Habitudes à acquérir :

- Observez et notez chaque acte de bonté que vous repérez au cours d’une journée vis-à-vis de vous-même ou d’autrui. Ainsi, en pre­nant cons­cience de ces actions et en appre­nant à mani­fes­ter votre apprécia­tion, vous dévelop­pez votre propre désir de faire du bien.

- Si quelqu’un agit avec bonté à votre égard, effor­cez-vous de réper­cu­ter sur autrui un acte sem­bla­ble.
 
 

La patience

Accepter les imperfections des autres

Être patient, c’est s’intéresser à quelqu’un et l’écouter avec le désir de se mettre à sa place pour comprendre ce qu’il vit et ressent. C’est aussi rester calme lorsque l’interlocuteur débite des choses blessantes. La patience dicte l’attitude suivante : « Je me soucie assez de vous pour rester et écouter au lieu de vous laisser en plan, quoi que vous disiez et quelle que soit votre manière de l’exprimer. »
 
Nous nous sommes tous trouvés dans des situations dans lesquelles l’impatience ou le manque de contrôle de la langue avaient créé une tension extrême. Nous nous irritons pour une raison simple : les gens ne sont pas parfaits ! Nous nous sentons alors blessés, éprouvons des sentiments de colère, de déception et de frustration. Ces émotions ne sont pas nécessairement mauvaises. Ce qui compte, c’est notre façon de les gérer. Si nous réagissons par des paroles dures, amères, accusatrices, nous ne faisons qu’empirer la situation. En revanche, si nous sommes patients, nous nous donnons le temps de raisonner nos sentiments, de poser des questions, d’écouter l’autre.

Le mécanisme du développement de la patience

Que faire lors­que l’impa­tience ne procède pas seu­le­ment d’un caractère inné mais résulte égale­ment de mau­vai­ses habi­tu­des cultivées pen­dant des années ? 

  • Rejeter les anciens modèles en cherchant à les identifier : « Quelle est ma réaction la plus courante lorsque quelqu’un me met en colère ou me déçoit ? » La réponse à cette question indique le modèle comportemental négatif qu’il faut remplacer, par exemple en retenant ses paroles, en allant arroser les fleurs, en s’exprimant d’une voix douce.Reconnaître les erreurs passées et présenter des excuses sont des étapes essentielles de ce processus.
  • Accepter la réalité : l’impatience ne change pas la situation.
  • Surmonter la difficulté : se concentrer d’avantage sur la solution que sur le problème.

L’obstacle à la patience : l’orgueil

Nous dénigrons sou­vent les autres par des remar­ques impa­tien­tes et des accès de colère dans un effort incons­cient de paraître meilleurs. Si nous insis­tons sur l’erreur ou la fai­blesse d’une per­sonne, nous ne sau­rons pas ce qu’il faut faire pour résoudre le problème. La patience donne la liberté de renon­cer à tou­jours vou­loir avoir raison.

Habitudes à acquérir :

- Si quelqu’un est par­ti­culièrement impa­tient avec vous, voyez-y l’occa­sion d’être par­ti­culièrement patient avec lui.

- En présence d’une per­sonne en colère, uti­li­sez l’outil de l’écoute pour désamor­cer sa frus­tra­tion.

Exercice d’application

Notez les phrases suivantes sur une carte et lisez-les une fois par jour pendant le restant de la semaine :
  • Les personnes ne sont pas des machines. Elles ont des idées, des émotions, des aspirations, des désirs et des perceptions qui diffèrent des miennes.
  • Les gens n’ont pas à se conformer à mes priorités. Je m’engage à respecter leurs choix.
  • Les personnes sont constamment en devenir. Je m’engage à leur laisser le temps d’évoluer.
  • Ma patience crée une atmosphère plus efficace pour aider l’autre.

L’humilité

Descendre pour permettre à un autre de monter

« L’humilité est une chose étrange. Au moment où vous pensez l’avoir acquise, vous venez de la perdre. » Bernard Meltzer
Beaucoup pensent que l’humilité est une faiblesse de caractère. Dans leur définition de l’humilité, peu de gens font le lien avec les notions de satisfaction, respect, relations. Le Petit Robert défini cette vertu ainsi : « sentiment de son insuffisance qui pousse une personne à s’abaisser volontairement ». C’est également une paix intérieure qui permet de s’effacer pour mettre en relief la valeur d’une autre personne. Quand nous sommes dénués d’humilité, nous nous irritons contre tout ce qui, à notre avis, nous empêche d’être le premier. Si nous ne progressons pas en direction de nos objectifs, nous nous décourageons, déprimons et cherchons à en rendre quelqu’un responsable. 

L’humilité, une valeur reconnue en entreprise

Le livre de Jim Collins, "De la performance à l’excellence", détaille ce qui fait d’une bonne entreprise une entreprise excellente en termes de profits durables. On y trouve l’étude du style de direction des PDG des grandes sociétés : « Nous avons été stupéfaits de voir que les dirigeants passés à l’excellence se présentent comme des personnes effacées, calmes, réservées, timides même. Ils offrent un mélange paradoxal d’humilité sur le plan personnel et de volonté sur le plan professionnel. Lors des entretiens ces derniers parlaient abondamment de leur entreprise et de la contribution des autres membres de l’équipe dirigeante, mais refusaient toute discussion sur leurs propres mérites ». Malgré leur humilité, tous ces PDG étaient des hommes très performants. Ils ont conduit leurs sociétés à des gains en bourse 7 fois plus élevés que la moyenne du marché sur une période de 15 ans.

Comment développer cette qualité ? En se rappelant que :

  • Je n’ai rien que je n’ai reçu. Vous ne vous êtes pas donné la vie !
  • Ma connaissance de l’univers est limitée. La connaissance du plus sage des humains tient dans un dé à coudre !
  • Pour ma vie, je suis totalement dépendant d’éléments ou de personnes extérieurs à moi.
  • Personne ne peut s’attribuer tout le mérite de ses succès ni celui de sa survie sur la planète.

Habitudes à acquérir :

- Si vous cher­chez à atti­rer l’atten­tion que vous esti­mez méritée, chan­gez d’atti­tude en posant à votre inter­lo­cu­teur des ques­tions le concer­nant, et en prêtant atten­tion à ses réponses.

- Lorsque vous croyez avoir été cri­tiqué injus­te­ment, ne vous rebif­fez pas. Prenez le temps d’exa­mi­ner la vérité qui sous-tend la cri­ti­que et soyez prêt à tirer la leçon de la situa­tion.



L’honnêteté

Révéler qui vous êtes réellement

L’honnêteté est une cohérence empreinte d’amour entre le dis­cours, la pensée et l’action.

D’après une enquête dili­gentée par Reader’s Digest, 71 % des per­son­nes inter­rogées ont répondu avoir menti à des amis ou à des mem­bres de la famille à propos de leur appa­rence pour ne pas les bles­ser. 50 % avaient gardé de l’argent qui ne leur appar­te­nait pas lors­que le commerçant s’était trompé sur le prix ou leur avait rendu trop de mon­naie, et 28 % avaient menti à leur conjoint pour mas­quer une rela­tion amou­reuse illi­cite.

Dire la vérité, ce n’est pas :

  • Dire tout ce que nous savons car, dans certains cas, cela peut ruiner la réputation de personnes vertueuses qui ont abandonné leurs pratiques détestables d’autrefois.
  • Donner libre cours à toutes nos émotions. Le compte rendu journalier de toutes les émotions négatives est inutile et destructeur.
  • Dévoiler des secrets dans son intérêt personnel.
  • Compromettre la justice. Nous avons des exemples dans les nombreuses familles qui cachèrent des Juifs chez eux pendant la Seconde guerre mondiale.

Être intègre, c’est :

  • Reconnaître ses propres faiblesses. C’est être ce que nous sommes et non paraître ce que nous aimerions être. Il faut beaucoup d’énergie pour essayer d’agir avec plus d’intelligence, plus de courage, de force ou d’expérience que nous n’en avons.
  • Reconnaître l’importance de la vérité.
  • Avoir une cohérence entre le comportement, les paroles, le ton et le sens.
  • Accepter les risques de la vérité par amour.
  • Tenir ses promesses.

La liste suivante nous aide également à cerner les contours de la personne intègre.

  • Il vaut mieux être moi-même que populaire.
  • Quand les gens persistent à dire la vérité, les choses s’arrangent.
  • Je ne mentirai jamais pour obtenir de quelqu’un ce que je souhaite.
  • Il m’importe d’être franc et honnête à propos de mes sentiments.
  • Je vais toujours jusqu’au bout de mes engagements, même si cela me coûte.

L’honnêteté soulève des ques­tions intéres­san­tes : est-il bon d’être mal­honnête ? Faut-il mentir pour protéger quelqu’un ? Dois-je vrai­ment dire à mon mari que j’ai embrassé un type lors de ce voyage d’affai­res alors qu’il n’y a rien entre lui et moi ? Pour y répondre, le mieux est de se deman­der : « Dire la vérité dans cette situa­tion, est-ce faire preuve de bonté, de patience, de pardon, de cour­toi­sie, d’humi­lité et de générosité ? »

L’honnêteté au travail

Bien que très répandu dans le cadre pro­fes­sion­nel, le men­songe est plus fréquent vis-à-vis de l’entre­prise que d’un collègue. Une enquête révèle que si 13 % des per­son­nes inter­rogées affir­ment avoir fait porter la res­pon­sa­bi­lité de leur erreur sur un collègue, elles sont 63 % à s’être portées mala­des alors qu’elles étaient en par­faite santé. Et 91 % des hommes et 61 % des femmes admet­tent avoir pris des four­ni­tu­res de l’entre­prise.

La force de l’habitude

Le men­songe prend très faci­le­ment la forme d’une habi­tude. Un men­songe en appelle un autre pour dis­si­mu­ler la trom­pe­rie. C’est pour cette raison que la mal­honnêteté est une habi­tude qui passe pres­que inaperçue dans notre vie. Le film Arrête-moi si tu peux retrace la vie de Frank Abagnale, cons­truite en empi­lant les men­son­ges les uns sur les autres. Il montre égale­ment la perte pro­gres­sive de confiance en cet homme qui s’est retrouvé isolé, avec des rela­tions brisées.

Conclusion

Nous espérons que les quatre qualités exposées dans cet arti­cle à partir du livre de Gary Chapman, Aimer, un mode de vie vous auront données envie d’appro­fon­dir les trois res­tan­tes : le pardon, la cour­toi­sie et la générosité. L’authen­ti­cité du propos, l’acces­si­bi­lité du dis­cours et l’humour de Gary Chapman nous font vivre un moment agréable. Mieux, l’auteur nous donne des outils concrets pour trans­for­mer nos rela­tions. En par­lant à notre cœur, il attise notre désir d’être meilleur et, ainsi d’enri­chir le monde.

Répondre à cet article

Newsletter

Inscrivez-vous à la newsletter et recevez par mail les dernières nouvelles



votre e-mail
Agence de relooking, coaching de vie et conseil en image personnelle et professionnelle. Formation à la communication non verbale, conseil en colorimétrie, analyse de morphologie et accompagnement au shopping. Exprimer le meilleur de sa personnalité, le bien être de se retrouver soi même - Image Attitude à Lyon en Rhône Alpes - 3 che­min des Cytises - 69340 Francheville